J’ai testé… me passer de plastique pendant une semaine (et c’était galère)

5 min
Pauline Vallée
Avant de commencer, les bases : le plastique, c’est quoi ??
  • Un matériau
  • Une source de pollution
  • Une grande famille

Aujourd’hui on trouve du plastique absolument partout : dans les emballages, dans les cosmétiques, dans les téléphones, les voitures, les masques… et même dans le sang humain !

En prévision du Mois sans plastique en juillet, et puisque chez NOWU on aime bien aller au bout de ce qu’on écrit, je me suis mise au défi de ne pas acheter de plastique pendant toute une semaine. Et ben spoiler : c’était pas si simple.


Jour 1 sans plastique : Le calme avant la tempête

Je me lance dans ma semaine de défi un dimanche, en pensant avoir bien anticipé. Déjà, je ne pars pas de zéro : je n’utilise pas de bouteille d’eau en plastique depuis longtemps (remplacées par l’eau du robinet et du charbon actif pour adoucir le goût), j’achète en vrac régulièrement, j’utilise du gel douche et du shampooing solide.

Par contre, je serai un peu seule dans ma croisade. La personne qui vit avec moi ne veut pas participer au défi, car ça représente trop de sacrifice pour elle (en particulier, ne pas boire son sacro-saint Coca-Cola 😒). Et c’est pas facile de la convaincre, parce qu’il faut bien le reconnaître : aujourd’hui, se passer de plastique est un sacrifice, tellement il y en a partout.


Jour 2 sans plastique : Ça va encore

  • Petit-déjeuner : céréales et café fait maison (avec une cafetière à piston), les deux achetés en vrac (au Day by Day si ça t’intéresse).
  • Déjeuner : j’ai trop envie de manger des sushis mais impossible de les prendre à emporter, because tous les emballages sont en plastique. Je réussis à convaincre mes collègues de manger sur place #malinxlelynx
  • Pour le dîner je prévois une grosse salade d’été. Ça sera riz acheté en vrac + légumes chez le primeur du coin, que j’emporte soit direct dans mon sac à dos, soit dans des sachets en papier. Premier sacrifice au moment du dessert : je voulais des framboises fraîches mais elles sont dans des barquettes plastique, et j’ose pas les transvaser ailleurs 🥲


Jour 3 sans plastique : Contourner la routine

Je ramène mon tupperware au déjeuner, car impossible de manger sur place, et très galère de prendre à emporter sans avoir la nourriture dans un contenant jetable. Pas étonnant : aujourd’hui, 58% des emballages des produits qu’on achète sont en plastique !

Mais c’est quand même possible de prendre à emporter sans céder. Le soir, j’ai grave faim et la flemme de cuisiner, du coup je me pointe chez le traiteur chinois avec des tupperwares à remplir. Ça pèse quasi rien dans le sac à dos, ça prend 15 secondes à expliquer aux serveur·euses… et je repars avec mes tupps de riz cantonais et bouchées vapeur sans un seul contenant en plastique !


Jour 4 sans plastique : Le début de la galère

Cette fois, pas le temps de passer au vrac, et le reste de salade de lundi ne suffit pas pour le déjeuner. Il faut passer au supermarché, et c’est la galère.

J’essaye de choisir que les produits emballés dans du carton, mais y en a pas beaucoup. Et même ceux qui ont une couche en carton peuvent avoir un second emballage plastique à l’intérieur 🤯

Quelques tips :

  • Le plus safe reste d’acheter des bocaux en verre ou des conserves en métal.
  • Il y a moins de risque qu’un produit d’épicerie sèche (semoule, pâte, riz…) soit suremballé dans du plastique.
  • Liste non-exhaustive des produits Picard qui sont emballés à 100% dans du carton : empanadas, pommes de terre rissolées…


Jour 5 sans plastique : Pétage de câble

Ça devient très relou de ne pas pouvoir manger/acheter ce que je veux, simplement parce que leur emballage contient du plastique.

Heureusement, c’est (un peu) en train de changer : depuis l’été dernier, la loi européenne interdit de commercialiser certains plastiques à usage unique, comme les pailles, les couverts jetables ou les coton-tiges.

Le soir, c’est (encore) à emporter, donc après un benchmark rapidos des options #plasticfree qui s'offrent à moi, pas le choix : ce sera des pizzas ! Le trick c’est de bien préciser de ne pas inclure les mini sauces (on en profite pour investir dans une bouteille d’huile piquante).


Jour 6 sans plastique : La résignation

J’attends la fin du challenge comme la suite de la saison 4 de Stranger Things.


Jour 7 sans plastique : Le bilan

Quels enseignements après une semaine sans plastique ?

  • La poubelle normale est quasi vide, par contre celles du carton et du verre/métal explosent. Comme quoi, arrêter le plastique ≠ arrêter de produire des déchets.
  • Le plus dur, c’est vraiment d’anticiper le suremballage : comment savoir si un truc dans du carton ne va pas contenir un film plastique ? En tout cas, si le mal est fait, voilà notre astuce ultime pour savoir si un plastique est recyclable.
  • Se faire à manger sans plastique, c’est possible mais ça prend du temps : on achète davantage d’ingrédients « bruts » qu’il faut ensuite cuisiner. C’est aussi plus difficile d’improviser : on ne peut pas (ou moins facilement) sortir du boulot en se disant qu’on va juste acheter un truc rapide pour le dîner au supermarché du coin.
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👀 Sources

ADEME - Le paradoxe du plastique en 10 questions
ADEME - Le plastique est partout dans nos vies
Toute l’Europe - Déchets : qu’est-ce que la directive sur les plastiques à usage unique ?

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Pauline Vallée
Voisine de Totoro